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17th Canadian Arts Summit Hosts Unprecedented National Dialogue

by Shannon Litzenberger

At the end of March 2014, the 17th Annual Canadian Arts Summit brought together a host of institutional leaders from the arts and culture sector to discuss issues such as organizational evolution, community engagement and succession planning. Co-hosted by Business for the Arts and The Banff Centre, the annual event provides a forum where senior leaders of major arts organizations can identify and understand common challenges, exchange ideas, and collaborate on best practices and strategies for creating a stronger, more vibrant and thriving arts ecosystem in Canada.

This year, the event underwent a refreshing transformation, introducing a day of live streaming courtesy of The Banff Centre, as well as a fellowship program that sponsored a national group of seven diverse thought leaders from beyond the institutional pool of participants to join the conversation. More than 700 viewers from Fox Creek, Alberta to Fredericton, New Brunswick tuned in to the live stream and our Twitter feed #2014artssummit trended throughout the day. It was an unprecedented national dialogue that engaged many of Canada’s thoughtful and thought-provoking arts leaders.

Designed by a Steering Committee of organizers spearheaded by McMichael Gallery Chair Upkar Arora, the program titled ‘Transformation: Evolution or Revolution?’ aimed to tackle some tough questions. Challenged by 2013 Arts Summit keynote speaker and American arts evangelist Ben Cameron, we asked ”In a changing consumer marketplace driven by digital access, personalized experiences and social influence, how does your community know they matter to you?“ In light of a major generational leadership transition on the horizon, we also aimed to tackle the issues of leadership and succession planning asking “As unprecedented numbers of institutional leaders approach retirement age, who will lead when they are gone? Have we prepared the next generation to take over Canada’s major arts and culture institutions? Do they want to?”

This year’s keynote speaker, Lawrence P. Goldman of the New Jersey Performing Arts Centre (NJPAC), characterized this as the age of the “Great Tune-out”, advocating that at this moment in history the live performing arts are vital for meaningful human engagement. He encouraged institutional leaders to focus on inclusive programming and open access. “Arts can create community and can restore a common humanity in a world that needs healing,” he said.

A panel of Canadian artists inspired with their stories of identity, community connection and transformation. Ballet BC artistic director Emily Molnar spoke of growth as a contraction – a repositioning, while Manitoba-based visual artist KC Adams shared her struggle to define herself in the face of a disconnected Aboriginal heritage. Soundstreams’ Executive Director Chris Lorway challenged us to think about institutional transformation and succession not only in terms of leadership, but also in terms of venues and communities. Michele Maheux, Executive Director and COO of TIFF illustrated the ways in which the arts are themselves a vehicle for change – for “finding a voice, building confidence and changing worlds.”

North Carolina-based community engagement specialist Doug Borwick kicked off the much loved Pecha Kucha presentations – this year focusing on highlighting bright spots in community engagement. Borwick aimed to raise the stakes for all of us by stating, “Rather than mere ’mattering,’ let’s consider the possibility of becoming indispensable. If you went out of business today, would your community care?” Seven dynamic speakers told their stories over 20 slides that auto-advanced every 20 seconds. We heard memorable stories such as Michael Green’s engagement in the historic Making Treaty 7 project, Patti Pon’s heartfelt reflections on Calgary’s flood relief efforts, Sylvain Emard’s community dance sensation Le Grand Continental, and Crystal Kolt’s unforgettable tale of a tiny city that could. “If Flin Flon can, we all can!”

Perhaps the favourite session of the event was the thought-provoking and often comedic Succession Planning Debates, hosted by popular Canadian journalist Seamus O’Regan. Brave Arts Summit members debated this issue by supporting or opposing a series of provocative resolutions. Debaters gave timed statements and rebuttals, aiming to convince their colleagues to support their position. Will the next generation of arts CEO’s come from the business community? Will the next generation of Artistic Directors be hired from away? Have we nurtured a new generation of board volunteers and philanthropists?

Time for peer-to-peer discussion and exchange is a yearly feature of the Summit program and day two offered a chance to engage in informal conversation as well as organized topical discussions centered on the theme of transformation. Topics like public engagement, Canada on the world stage and organizational evolution inspired dialogue around internal transformation, while debate on topics like arts advocacy, arts education and succession planning were focused on sector-wide transformation and the role of the institution in the national arts ecosystem.

The event concluded with inspired reflections from Luminato’s Literary & Ideas Curator Noah Richler. His remarks were a highlight for many, eloquently capturing our collective aspirations and the obstacles that we must overcome in order to evolve as a sector.

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Le 17e Sommet canadien des arts a été le théâtre d’un dialogue national sans précédent.

Par Shannon Litzenberger

À la fin du mois de mars 2014, le 17e Sommet canadien des arts a réuni une foule de leaders institutionnels issus du secteur des arts et de la culture pour aborder des questions telles que l’évolution organisationnelle, l’engagement de la communauté et la planification de la relève. Organisé conjointement par Les affaires pour les arts et le Centre Banff, cet événement annuel est un lieu d’échanges et de discussions où les dirigeants d’organisations artistiques majeures peuvent identifier et comprendre les enjeux commun, échanger des idées et définir les meilleures pratiques, mettre en place des stratégies pour renforcer, stimuler et faire prospérer l’écosystème artistique du Canada.

Cette année, le Sommet a subi une cure de rajeunissement grâce à une journée diffusée en direct sur le web avec l’aimable autorisation du centre Banff et aussi grâce à un programme de bourses qui a permis à un groupe de sept maîtres à penser aux trajectoires différentes et atypiques d’être recrutés au niveau national et de se joindre aux débats. Plus de 700 personnes de Fox Creek en Alberta à Fredericton au Nouveau-Brunswick ont suivi la diffusion en direct sur le web et le hashtag #2014artssummit a été un des principaux sujets de conversation sur Twitter tout au long de la journée. Le Sommet a été le théâtre d’un dialogue national sans précédent entre des artistes brillants et exaltants venus de tout le Canada.

Le Sommet a été organisé par un comité directeur et dirigé par Upkar Arora, le président de la collection McMichael. Intitulé « Transformation: évolution ou révolution?, » le Sommet a abordé des sujets sensibles.

En réponse au défi lancé par Ben Cameron, conférencier d’honneur du Sommet de 2013 et grand défenseur des arts aux États-Unis, nous avons posé la question « Dans un marché de consommateurs motivé par l’accès numérique, les expériences personnalisées et le rayonnement social, comment votre communauté sait-elle qu’elle est très importante pour vous ? » Connaissant les difficultés majeures que présentera la transition générationnelle, nous avons aussi abordé les questions de leadership et de planification de la relève en posant les questions suivantes : « Alors qu’un nombre sans précèdent de leaders institutionnels s’approche de l’âge de la retraite, qui sera en charge lorsqu’ils ne seront plus là? Avons-nous préparé la prochaine génération à diriger les institutions artistiques et culturelles majeures du Canada ? La prochaine génération en a-t-elle seulement envie ? »

Pour le conférencier d’honneur de cette année, Lawrence P. Goldman, du Centre des Arts de la Scène du New Jersey (NJPAC), nous vivons dans une époque de « grande indifférence. » C’est aujourd’hui plus que jamais que les arts de la scène peuvent selon lui générer un engagement humain important. Il a encouragé les leaders institutionnels à se concentrer sur des programmes d’inclusion et sur le libre accès. « Les arts peuvent créer des communautés et établir une humanité commune dans un monde qui a besoin de guérir, » a-t-il affirmé.

Un panel d’artistes canadiens ont inspiré le public avec leurs histoires sur l’identité, l’association et la transformation des communautés. La directrice artistique de la Ballet British Columbia, Emily Molnar, a comparé la croissance à une contraction, à  un repositionnement, alors que KC Adams, une artiste en arts visuels qui vit à Manitoba, a parlé de la façon dont elle se sent déconnectée de son patrimoine aborigène et des difficultés que cela pose pour se définir elle-même. Le directeur administratif de Soundstreams, Chris Lorway, nous a mis au défi d’imaginer la transformation institutionnelle et la relève en termes non seulement de leadership, mais encore d’installations et de communautés. Michèle Maheux, la directrice générale et la chef de la direction du Festival international du film de Toronto, a montré les différentes façons dont les arts sont en eux-mêmes un instrument de changement qui permet « de trouver sa voix, de renforcer la confiance et de faire évoluer le monde. »

Doug Borwick, un spécialiste de l’engagement communautaire qui vit en Caroline du Nord, a lancé les présentations Pecha Kucha, toujours très populaires, axées cette année sur la mise en valeur des lueurs d’espoir dans l’engagement des communautés. Borwick a  fait monter les enjeux pour chacun de nous en affirmant que « plutôt que d’être importants, nous devrions essayer d’être indispensables. Si vous cessez vos activités aujourd’hui, est-ce que votre communauté s’en souciera ? » Sept conférenciers dynamiques ont partagé leur expérience en 20 diapositives de 20 secondes chacune. Nous avons écouté des histoires incroyables comme celles de l’engagement de Michael Green dans le projet Making Treaty 7, celle de Patti Pon et ses sincères réflexions sur l’aide aux victimes des inondations de Calgary, celle de Sylvain Emard sur la sensationnelle compagnie de danse Le Grand Continental et enfin l’inoubliable conte de Crystal Kolt sur une petite ville qui s’est donné les moyens de réussir: « Si Flin Flon en est capable, nous en sommes tous capables ! »

La session la plus populaire du Sommet a sans doute été la planification de la relève avec ses débats passionnants et souvent amusants animés par le célèbre journaliste canadien Seanus O’Regan. De courageux membres du Sommet des arts ont abordé ce problème en s’opposant ou en apportant leur soutien à une série de résolutions provocatrices.  Les participants au débat ont présenté leurs arguments et leurs contre-arguments dans le but de convaincre leurs collègues. La prochaine génération des présidents-directeurs généraux dans les arts proviendra-t-elle du monde des affaires ? La nouvelle génération de directeurs artistiques sera-t-elle recrutée à l’étranger ? Avons-nous préparé une nouvelle génération de philanthropes et de membres bénévoles de conseil d’administration ?

Chaque année, le Sommet offre la possibilité de discuter et d’échanger entre pairs.

Lors de la deuxième journée, les participants ont pu prendre part à des conversations informelles ainsi qu’à des discussions thématiques centrées sur la transformation. Des sujets comme l’engagement public, le Canada sur la scène mondiale et l’évolution organisationnelle ont permis d’engager le dialogue sur la transformation interne, alors que les débats sur des sujets comme la défense des arts, l’éducation des arts et la planification de la relève se sont concentrés sur la transformation sectorielle et sur le rôle de l’institution dans l’écosystème artistique national.

Le Sommet s’est conclu avec le discours passionnant de Noah Richler, conservateur du Luminato. En capturant de façon éloquente nos aspirations collectives et les obstacles que nous devons surmonter pour que notre secteur évolue, ses paroles ont marqué de nombreux participants.